| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||
Quelle file d’attente samedi 10 janvier au soir devant le cinéma Victoria ! S’agissait-il d’une projection supplémentaire des Ch’tis ?
Non. Le thème était moins léger, bien que les protagonistes soient des enfants d’une école primaire de Barjac petite commune ensoleillée très typique du Gard.
Le film réalisé par Jean Paul Jaud servait de support à un débat à l’initiative des Amis de la Terre et animé par Philippe Perrin, éco-infirmier, spécialiste des liens entre santé et environnement.
Prenant connaissance de cette heureuse initiative, par la lecture du Dauphiné le matin même, je me suis dit que je ne devais pas manquer cet événement du fait de mes fonctions municipales, les élus de la minorité municipale étaient d’ailleurs bien représentés.
Ce film documentaire relate donc la décision du Maire de faire servir tous les jours un repas totalement bio à ses petits administrés de l‘école publique, mais aussi a ceux de l’école privée, et d’écoles de villages voisins, distribution étendue à la livraison aux domiciles des personnes âgées dont le Curé.
Je retiendrais de ses propos plein de bon sens et d’humanisme, que si il avait écouté les comptables il n’aurait rien fait.
Un pan du film est consacré à la vie joyeuse de cette école, de sa cantine, de son jardin potager jouxtant la cours de récréation, et de sa chorale chantant « Aux arbres citoyens » et à la sensibilisation des parents a poursuivre la démarche à la maison. Tout ces plans sont légers, l’autre pan du film l’est beaucoup moins.
Le réalisateur brosse un portrait sans concession de la tragédie environnementale qui guette la jeune génération: l’empoisonnement des campagnes par la chimie agricole et les dégâts occasionnés sur la santé publique.
Nous avons pu entendre le témoignage d’épouses d’agriculteurs qui étaient très inquiètent de constater que dans les jours qui suivaient la pulvérisation des produits chimiques leurs époux saignaient du nez ou ne pouvaient plus uriner pendant plusieurs jours.
Un agriculteur bio, depuis 30 ans, nous montrait comment son terrain s’était enrichi, en faisant une étude comparative avec celui de son voisin qui attaqué par les pesticides s’était abaissé d’un centimètre par an, totalement asphyxié a cause de la disparition des vers de terre, et bien d’autres séquences inquiétantes pour notre avenir et surtout celui de nos enfants.
Le Maire organise des débats contradictoires sur les 2 méthodes, mais chacun reste sur ses positions.
Nous assistons parallèlement à un congrès se tenant à Paris et décrivant et décriant les catastrophes sanitaires qui nous attendent.
Entre autre la baisse de la fécondité, qui peut remettre en cause le renouvellement des générations. A ce sujet l’animateur s’est permis de l’humour noir en indiquant que les fabricants de moyens contraceptifs pouvaient se faire du souci.
Là aussi, pour le sourire, deux intervenants avaient des noms prédestinés le Professeur Belpomme et Monsieur Dufumier.
Pour redevenir grave, ces scientifiques évoquaient les effets sur les systèmes nerveux et les mécanismes endocriniens, le développement de leucémies et les interactions des produits nocifs entre eux appelés « effet cocktail » encore mal maîtrisés.
Quant le moment de la conclusion de ce débat est arrivé, il fut indiqué que constater les ravages n’était pas suffisant, mais qu’il fallait trouver les moyens d’agir tout de suite.
Philippe Perrin a alors indiqué qu’au global les associations doivent être des relais et faire pression auprès des décideurs économiques et politiques, et que en tant que
consommateur chacun soit attentif à son alimentation et en tant qu‘utilisateur veille à ne pas polluer.
Profitant de l’occasion qui leur était donnée Les Amis de la Terre ont proposé aux spectateurs de soumettre a nos Sénateurs de Savoie un amendement a l’article 28 qui va passer bientôt devant eux, et traitant de la reconnaissance des préparations naturelles peu préoccupantes.
AIX ÉLAN s’associe a cette initiative, et vous trouverez ci-joint le texte a remettre à nos Sénateurs.
Bien sûr au cours de cette soirée l’alimentation des petits Aixois a été évoquée. Bien qu’il ait été noté qu’un repas c’était mieux que pas du tout, cela restait insuffisant pour certains.
J’ai a ce sujet indiqué que nous aimerions faire comme le Maire de Barjac avec ses comptables, mais que nous n’en étions pas encore là. Une personne dans l’audience à signalé l’expérience de Rennes, qu‘il faudra étudier.
Deux agriculteurs bio présents dans la salle ont pointé les difficultés d’une distribution régulière de grandes quantités qui est aussi un écueil a l’extension.
Une séquence du film illustrait la formule « montre moi ta poubelle et je te dirai comment tu mange« , sous entendu mal. A cette occasion je veux indiquer que chaque mois les 2 élus en charge des affaires scolaires réunissent les différents acteurs de la chaîne alimentaire, de la cuisine centrale au personnel qui accompagnent les enfants à table. Les menus y sont revus et corrigés, si nécessaire, cet exercice se faisant en présence d’un médecin nutritionniste qui nous demande de corriger les excès de telle ou telle nature. Et ceci bien que la qualité des repas servis dans les écoles Aixoises soient reconnue de qualité.
Jean-Jacques MOLLIE
Pour lire le communiqué co-signé par les Amis de la Terre, cliquer ici : http://www.aspro-pnpp.org/wp-content/uploads/2009/07/communique-decret.pdf