C’est probablement parce que l'École n'est ni de droite, ni de gauche, que Vincent Peillon avait retenu ce thème pour la
seconde rencontre de républicains et démocrates allant du rouge au vert en passant par le rose et l’orange, à Dijon le 14 novembre.
Mais Ségolène Royal a décidé de s’inviter à cette rencontre qu’elle a considéré être celle de son courant et la presse n’a retenu que la querelle entre les deux protagonistes en oubliant complètement l’Ecole.
L’Ecole n’intéresse en ce moment que lorsqu’elle est fermée pour cause de grippe A, oubliant qu’elle pourrait l’être aussi si il n’y avait pas le service minimum, qui est encore en place comme par exemple le 24 novembre en toute discrétion.
Le MoDem Savoie lui a repris les propos de Marielle de Sarnez sur son site internet, mais en tant qu’élu aux affaires scolaires de la ville d’Aix les Bains je ne résiste pas à l ‘envie de reprendre certains des propos de la Vice Présidente du Mouvement Démocrate qui sait de quoi elle parle puisqu’elle a été Directrice de cabinet de François Bayrou lorsqu’il était Ministre de l’éducation nationale 2 fois 2 ans dont une part dans un gouvernement de cohabitation.
Marielle de Sarnez cite les Ministres qui se sont succédés dans ce poste ces deux dernières décennies, son patron a été apprécié des enseignants.
Marielle de Sarnez indique « nous avons la charge de reconstruire ensemble un pays qui ne va pas bien et c’est particulièrement vrai en matière d’école. »
Je partage totalement cette conviction, à l’échelle des villes l’École est quelquefois seule dans un quartier où les commerçants, les services publics n’existent plus et elle reste alors l'unique facteur de lien social et de mixité. Elle mérite attention, et comme au plan national elle est le premier budget, elle doit avoir sa place dans les priorités communales ce qui est le cas à Aix les Bains.
L’exposé attire aussi l’attention sur la baisse de la
vocation des enseignants. En quelques années on est passé de 15% seulement des enseignants qui souhaitaient changer de métier, à 65% aujourd’hui. J’apporterai une lueur d’espoir à ces
chiffres non discutables, sur le terrain nous rencontrons des jeunes enseignants motivés qui viennent parfois d’autres horizons comme par exemple l’entreprise et qui cohabitent parfaitement avec
certains de leurs aînés qui ont toujours la pêche.
Marielle insiste sur des choix simples « il faut arrêter de triturer constamment l’organisation scolaire, d’empiler réforme sur réforme souvent pas mises en place » mais qui flattent l’égo du politique.
Elle parle aussi du modèle français de l’Ecole maternelle qui est une « prépa » de l’Ecole élémentaire. Je partage totalement cette remarque, elle s’appelle École car c’est un lieu d’apprentissage et maternelle au sens de la protection de l’enfant, elle la qualifie de « juste » en effet car elle répond aux inégalités culturelles et sociales.
Autre idée forte du discours, la langue qui permet aux jeunes enfants d’accéder à l‘autonomie. Certes l’anticipation de la première langue étrangère, avant l’entrée en sixième, est intéressante mais il faut déjà s’assurer que la langue maternelle est bien maîtrisée.
« la langue c’est le nécessaire et presque le suffisant.Elle doit être au sens propre la priorité, puisqu’elle concentre en une seule démarche connaissance et création. »
Marielle de Sarnez passe ensuite en revue les mesures concernant le collège, le lycée puis l‘enseignement
supérieur, je m’arrête seulement sur l’enseignement professionnel que je trouve aussi trop dévalorisé, alors qu’il permet d’arriver plus vite et plus sûrement à l’emploi des
jeunes.
« de même l’enseignement professionnel doit être revalorisé pour que l’orientation vers cette filière ne soit plus vécue comme une forme de déclassement pour l’élève et sa famille »
Et de conclure "C’est peut être la dernière chance de retrouver la vocation et la reconnaissance de l’Ecole de la République qui est pour moi, formatrice de liberté, vrai moyen de l’égalité, vrai lieu de fraternité. »
Et anticipant sur le barnum de Monsieur Besson en proposant quelque chose de plus simple et surtout beaucoup plus sain « Autrement dit, l’Ecole c’est le visage de l’identité républicaine, qui pour moi, et je crois pour vous, le vrai nom, non déformable, non instrumentale de l’identité nationale. »
La querelle Peillon/ Royal est une péripétie à côté de ce qui précède et je vous recommande une visite sur le site du MoDem Savoie pour lire l’article en totalité.
Chaque fois que j’aurai des sujets qui me tiennent à cœur je reprendrai de temps d’alimenter le blog AIX ÉLAN pour les
partager.
Jean-Jacques MOLLIE
Même reculade du Ministre de l’Éducation Nationale, pourtant issu de ses rangs, sur la disparition des professeurs des écoles spécialisés dans le soutien
pédagogique des enfants en échec scolaire.
L’OEUF ET LE COQUELICOT
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