Avec l’habitude des entreprises françaises de se séparer de leurs salariés avant qu’ils puissent prendre leur retraite, justement méritée, les retraités avant l’heure se trouvent parfois
démunis.
Certains vont pouvoir se consacrer à plein temps à des loisirs et occupations qu’ils avaient entamés avant de devoir s’arrêter de travailler, pour ceux là à priori pas de problème.
Mais d’autres dont le travail était au cœur de leur vie, a la fois lien social et reconnaissance sociale, la perte de ces repères peut être brutale, cruelle et déstabilisante. Sans parler de l’équilibre familial, cette nouvelle situation ramenant à plein temps à la maison un membre qui n’était pas toujours présent.
D’autres trouveront cette nouvelle situation agréable, et à nouveau pas de problème pour eux, a condition que cela se confirme à l’épreuve du temps.
J’y viens, je m’adresse ici à ceux qui doivent compenser un manque.
Pour ceux là l’engagement associatif peut présenter une solution.
A l’épreuve de certaines dérives voire scandales, les associations se sont professionnalisées car leurs tutelles se sont renforcées. De ce fait elles sont à la recherche de compétences transférables rapidement. Toutes les fonctions de l’entreprise se retrouvent dans les plus importantes d’entres elles, où cohabitent d’ailleurs parfois bénévoles et salariés.
Bien sûr les grandes fonctions, finances et gestion, ressources humaines, mais aussi logistique sans oublier ce qui peut paraître étonnant, marketing/commercial et communication car il faut bien faire rentrer des adhérents, des dons, etc…
Là aussi les associations les plus importantes apportent des supports, de la formation, de la promotion (pour ceux qui en ont encore envie) etc…
Il faut bien sûr se déterminer sur l’objet principal, la vocation, la mission de l’association.
Culturelle, artistique, caritative et humanitaire, c’est là qu’il faut être en accord et ne pas renoncer à se faire aussi plaisir en choisissant. Ce qui n’a pas toujours été possible dans le monde professionnel.
On peut même essayer et si cela ne convient pas, à l’une ou l’autre des parties, arrêter là l’essai sans drame.
Les associations qui pallient souvent les manques de l'État, sont aussi des acteurs économiques, j’en veux pour preuve que certaines d’entres elles valorisent les heures de bénévolat.
Mais attention le monde associatif n’est pas un monde parfait, il n’est pas exempt de luttes de pouvoir, de pressions politiques, et peut se montrer exigeant et chronophage, si on se laisse entraîner.
Mais cela vaut la peine de s’y intéresser. Je vous y invite.
Un bénévole heureux.
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