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Santé

Mardi 18 août 2009 2 18 /08 /2009 15:05
Aix Élan se préoccupait déjà début 2008 du sort de la maternité d'Aix les Bains et proposait des pistes de réflexion en cas de fermeture : la maternité d'Aix les Bains, quels enjeux ?

Une nouvelle piste s'ouvre : les maisons de naissance.

Les maisons de naissance, permettant d'accoucher dans un cadre moins médicalisé sous la responsabilité exclusive des sages-femmes, devraient pouvoir enfin être expérimentées à partir de 2010, annonce une dépêche AFP qui cite une source de la direction de l'hospitalisation et de l'organisation des soins (DHOS). Un projet de décret en cours d'écriture "sera adopté dans le cadre du PLFSS pour 2010". La DHOS insiste en outre sur "le principe impératif" de l'attenance des maisons de naissance à un établissement de santé disposant d'une maternité pour permettre "une prise en charge médicale en urgence".

L'expérimentation de ces maisons est promise de longue date. Elle figurait déjà dans le plan périnatalité de 1998. En 2001, Bernard Kouchner, alors ministre délégué à la santé, s'y était engagé dans une lettre adressée à toutes les sages-femmes. En 2003, le rapport de la mission périnatalité préconisait "l'ouverture de maisons de naissance". Cette proposition était clairement reprise, en 2004, dans le plan périnatalité 2004-2007 présenté par le ministre Philippe Douste-Blazy. En 2006, une commission avait été chargée d'élaborer le cahier des charges encadrant le fonctionnement de ces nouvelles structures.

> dépêche Afp : http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5g2N35tUu-2kXkByFnj8w7fIbuUkw
> Le Wiki sur les maisons de naissance :
http://wiki.naissance.asso.fr/index.php/MaisonsDeNaissance?redirectfrom=MdN
Par Aix Élan - Publié dans : Santé
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Mercredi 4 février 2009 3 04 /02 /2009 09:15
Ah oui ! Ce fut un choc pour moi, médecin du travail, que d’apprendre par les journaux « Libération » ou « le Point » que l’on avait inventé le « Ticket-Psy »….

Proposés par un cabinet à des entreprises pour prendre en charge les difficultés psychiques éprouvées par leurs salariés, ces tickets proposent de fausses solutions à de vrais problèmes. En effet, que l’on puisse assimiler une séance de psychothérapie à un hamburger, en l’achetant comme un ticket restaurant, dépasse déjà l’entendement ; et heureusement le conseil de l’ordre des médecins s’est élevé contre ce type de démarche.

Mais ce qui est plus grave, c’est que l’on se détourne de la vraie question que posent les difficultés éprouvées par les salariés dans leur entreprise : pourquoi tant de femmes et d’hommes en difficulté ? Harcèlement, stress, violences...autant de risques psycho-sociaux… avec son lot de dépressions, de « burn-out », d’infarctus, et autres TMS ….

De nombreux rapports se sont penchés sur le phénomène (conseil économique et social, rapport européen….) et même le rapport Nasse-Légeron commandé par le gouvernement … Aucun n’a fait état de solution par un traitement individuel des salariés.

La vraie solution doit se trouver dans l’entreprise, grâce à une démarche commune salariés (à travers sa représentation syndicale, si elle existe), direction et médecin du travail. Bien-sûr cette démarche n’est pas facile, et ne se trouve pas dans un « ticket » à quelques euros, mais elle est « la vrai solution », celle qui est efficace pour tous. Elle consiste à dépister et traiter les causes de ces difficultés dans l’organisation du travail, dans les relations professionnelles, dans l’éthique professionnelle.

Certes l’aide de la psychologie peut-être utile dans des circonstances particulières comme lors d’événements particulièrement difficiles pour les salariés (agressions, hold-up), voire comme aide et soutien d’une volonté des partenaires d’améliorer la santé de leurs salariés en s’attaquant aux vrais causes de leurs mal-être dans l’entreprise. Mais, elle ne doit pas être un « gadget » de plus, dans la société du « bling-bling », de la « réponse immédiate », qui ne servira que les entreprises qui souhaitent surtout ne pas aborder les vrais problèmes.

Dr P. Thévenot.



Par Aix Élan - Publié dans : Santé
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Jeudi 22 janvier 2009 4 22 /01 /2009 18:10
Le journal l'Express vient de sortir son classement 2009 des hopitaux les plus sûrs. Notre hôpital d'Aix les Bains est très bien classé puisqu'il ressort 14ème sur 325 dans la catégorie des centres hospitaliers de moins de 300 lits.

Avec une note de 90,08 sur 100, il devance de loin les deux autres centres hospitaliers savoyards de la même catégorie (Saint Jean de Maurienne avec 79,61 et Bourg Saint Maurice avec 74,03).
Par Aix Élan - Publié dans : Santé
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Mardi 6 janvier 2009 2 06 /01 /2009 20:33

Le régime juridique applicable aux délégations de casinos a été récemment réformé permettant un accroissement significatif des activités de jeux d'argent en France. Cependant, cette dérogation à la libre prestation de services visée à l'article 49 du traité CE doit s'accompagner de la mise en œuvre de mesures de prévention aux phénomènes d'addiction aux jeux, connu sous le nom de « jeu pathologique ». Sur ce point, force est de constater que le régime juridique français a privilégié l'essor économique de cette activité et à laisser les sociétés exploitant de casinos prendre en charge ce phénomène. Les pouvoirs publics doivent dorénavant prendre en compte ce problème de santé publique afin de l'encadrer juridiquement.

 

La France est le premier pays européen en matière de casinos et d'activités de jeux d'argent et le deuxième au niveau mondial derrière les États-Unis. Auparavant, l'exploitation des casinos était limitée aux stations climatiques balnéaires et thermales. Depuis la réforme intervenue en 2006 et 2007, l'extension du critère juridique à augmenter le nombre de collectivités territoriales susceptibles de construire et d'exploiter un casino. Juridiquement, les casinos a su munitions de service public par la réunion cumulative de trois activités : les jeux, la restauration et les spectacles.

 

Les pouvoirs publics se sont déresponsabilisés de la problématique de l'addiction aux jeux en la limitant aux mesures visées dans les cahiers des charges des contrats de délégation de casinos alors que dans le même temps, ils encourageaient le développement de cette activité : augmentation du nombre de collectivités éligibles à la construction et l'exploitation d'un casino, augmentation de la durée des contrats de concession de 18 à 20 ans, débat sur la suppression de l'année probatoire durant laquelle le casino ne peut exploiter des machines à sous.

 

En Europe, d'autres pays ont compris toute la mesure de l'enjeu. Au Danemark, une partie des recettes tirées de l'exploitation des machines à sous est affectée au traitement des dépendances et aux politiques de prévention de l'addiction aux jeux. Aux Pays-Bas, le règlement des machines à sous impose au casino de démontrer qu'ils ont suffisamment de connaissances en matière d'addiction, ce qui les conduit à mener des programmes de recherche et d'accompagnements médicaux. En Allemagne, la cour constitutionnelle fédérale impose aux Länders de prendre des mesures strictes pour prévenir le risque d'addiction. En Angleterre, à la suite des premières études scientifiques sur l'addiction aux jeux, une loi a été adoptée en 2005 pour permettre aux ministres compétents de mettre en place une redevance sur les casinos afin de financer des projets de recherche sur la prévention de l'addiction et la lutte contre la dépendance. En Belgique, le nombre d'établissements est limité et le droit d'utilisation des machines à sous et soumises à l'obtention d'une essence professionnelle comprenant un volet de formation à la dépendance aux jeux.

 

Aujourd'hui en France, se contenter des procédures d'interdiction des salles de jeux qui reposent uniquement sur le volontariat des joueurs et laisser la responsabilité aux sociétés exploitant de casinos de prévenir le risque d'addiction est insuffisant. Les pouvoirs publics, qui dispose du pouvoir de police administrative spéciale en la matière, risque de voir leur responsabilité engagée pour atteinte à l'ordre publique si rien n'est fait pour prévenir l'addiction aux jeux.

Par Aix Élan - Publié dans : Santé
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Mercredi 23 juillet 2008 3 23 /07 /2008 10:41

Lundi 30 Juin, s’est tenue la première des rencontres Aixoises de la Santé, dont l’objet était de faire l’état des lieux de la santé dans notre ville, d’expliquer les problématiques et de proposer des pistes de réflexion et de réorganisation.

 

La population aixoise et de la Communauté d’Agglomération du Lac du Bourget n’a pas été indifférente à ces rencontres puisque la grande salle des congrès fut remplie à plus d’un tiers. Bien sûr la majorité des participants était constituée par une population médicale et paramédicale directement intéressée, en l’occurrence le personnel de la clinique Herbert et de la maternité de l’hôpital.

 

Et ce fut surtout celle-ci qui donna le ton à la soirée.

 

La première partie de la soirée, animée par Thomas LANIER, consista à faire un tour de table des invités, tous experts dans leur domaine :

 

Dr Philippe VITTOZ Président du conseil de l’ordre départemental des médecins, qui évoqua la problématique aiguë du déficit de médecins : 1/3 de ceux–ci auront plus de 60 ans dans les dix ans avenir et ne seront que partiellement remplacés du fait de la limitation (numerus clausus) des étudiants reçus en deuxième année de médecine et de son fort taux de féminisation (>50%) ;  celle-ci entraînant des changements de comportements (temps partiel, salariat).  Ces futurs médecins  ne souhaitent plus exercer leur métier comme un sacerdoce, souhaitant partager leur vie entre leur métier et  leur famille.

Déjà les effets se font sentir dans certaines professions comme la psychiatrie, la pédiatrie, l’ophtalmologie, mais aussi la chirurgie et plus particulièrement les médecins obstétriciens (médecins accoucheurs).

Les médecins généralistes, directement en contact avec la population, commencent déjà à manquer dans certaines régions mais aussi dans certains quartiers des grandes agglomérations. Le souhait du gouvernement de réduire les secteurs médicaux de garde en est la traduction la plus visible (cf. ; article de Pierre LASTERRA du D.L du 03.07.2008).

Le Dr VITTOZ a évoqué des pistes de solutions qui se mettent en place comme les maisons médicales de premiers recours et les maisons médicales pluridisciplinaires.

 

Mr Guy Pierre MARTIN Directeur du centre hospitalier de Chambéry a évoqué la collaboration entre les services hospitaliers d’Aix les bains et de Chambéry pour, en  regroupant des services, obtenir une qualité de service et  des plateaux techniques à la pointe. Il a pris pour exemple le regroupement des services de rhumatologie sur Aix Les bains, zone de compétence en la matière grâce à l’Hôpital de la reine Hortense et aux Thermes nationaux. Il a évoqué la possibilité de nouveaux regroupements en concertation avec les différents partenaires et pour l’amélioration de la qualité des soins.

Interpellé sur le devenir de la maternité d’Aix les bains et le risque de voir un regroupement avec la maternité du centre hospitalier (pour la partie « service public »), il évoque la possibilité d’une maternité  CPPR (Centre Périnatal de PRoximité)) pour un maintien d’une structure à l’hôpital d’Aix les Bains. (cf. article du 22.01.2008  sur le site Aix Élan)

 

Mr Alain MONTAGNE directeur du Centre hospitalier d’Aix les Bains a fait un rapide état des lieux de l’hôpital et de la maternité, mettant en exergue la qualité de cette dernière et de son personnel à la plus grande satisfaction des personnels présents à cette soirée.

Ensuite il a présenté le service médical, comme un service de pointe notamment en oncologie (cancérologie), service qui collabore avec la clinique Herbert pour les soins de suite après la chirurgie des cancers.

Par la suite il a évoqué les contraintes budgétaires importantes auxquelles sont soumis les hôpitaux :

Contraintes imposées par l’état à travers l’A.R.H (Agence Régionale de l’Hospitalisation)

www.parhtage.sante.fr

Contraintes déclinées à partir du S.R.O.S (Schéma régional de l’Organisation des Soins)

www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/sros3

Il fut alors évoqué le déficit chronique du service de maternité qui ne pourrait être éternellement supporté par l’hôpital bien qu’il n’y ait pas nécessité que tous les services soient équilibrés. Il s’agit surtout d’un équilibre global à obtenir pour l’hôpital, équilibre qui n’est pas obtenu à ce jour.

Il rappelle d’ailleurs qu’actuellement la très grande majorité des hôpitaux se trouvent en déficit.

 

Mr GALLA  Directeur de la Direction des affaires Sanitaires et Sociales : il a eu a la difficile tâche de représenter le ministère de la santé dans ce tour de table. Évoquant  le rôle des ARH et des SROS, il a rappelé que les schémas d’organisation des soins étaient élaborés après une longue concertations avec les professionnels médicaux, les experts, mais aussi  les représentants élus de ville hospitalière et que les décision n’étaient jamais prise « ex-abrupto » .

Ces décisions sont prises pour des raisons économiques et en vue de sauvegarder notre système de santé « pour tous » tel qu’il existe actuellement. Elles s’attachent aussi à préserver la qualité et surtout la sécurité des soins ; sécurité pouvant être remise en question dans les hôpitaux de petite et moyenne taille lorsque l’activité est insuffisante.

 

Dr Yann Lebrun-Queris gynécologue à la maternité de l’hôpital : a rappelé le fonctionnement actuel des services de maternité en précisant que l’ARH  séparait les maternités en deux types :

- maternité prenant en charge les grossesses à haut risque

- maternité prenant en charge les grossesses à bas risque ;

Les médecins et sage-femme de la maternité orientant les futures mères selon le schéma de l’ARH.

Il  loua la qualité des soins de son service à la joie d’une partie de la salle.

Il rappela  que la maternité d’Aix les Bains voyait sa sécurité sanitaire assurée par les chirurgiens et anesthésistes de la clinique Herbert.

 

Cependant il rappela les difficultés futures liées à la démographie médicale, et le départ proche de nombres de ses confrères et consœurs.

 

Dr BELLIER anesthésiste à la clinique Herbert  rappela cette collaboration clinique hôpital qui fonctionne parfaitement, mais attira notre attention sur l’importance d’un regroupement des moyens, du partage des « frais » futurs pour un établissement plus grand et avec plus de médecins d’où l’indispensable nécessité d’attirer les futurs médecins (chirurgiens et anesthésistes) par des plateaux techniques modernes et des activités multiples, ce que ne permettra peut être plus l’hôpital.

 

Il rappellera aussi l’importance pour les futurs médecins du regroupement sur un seul site des structures de travail.

 

Mr Patrick VIGNOT Directeur de la clinique Herbert évoqua le projet de la future clinique regroupant la clinique Herbert avec la clinique générale de Savoie :

Malgré le refus de l’état d’accréditer l’ensemble des lits souhaités pour ce projet, Mr Patrick VIGNOT, nous confirma que le projet serait réalisé et ceci sur la commune de Drumettaz-Clarafond dont la situation géographique semblait la meilleur.(accessibilité, position centrale )

Il rappela les accords anciens et continus mis en place pour le partage des activités entre les médecins de l’hôpital et les médecins de la clinique : activité chirurgicale à la clinique et médicale à l’hôpital, décliné dés la prise ne charge des urgences et à l’occasion des soins de suite après la chirurgie.

La future clinique, dont l’ouverture est prévue pour début 2011 sera financée par le groupe « Générale de santé », groupe privé.

 

Dr DESCHAMPS Médecin, chef de service de « médecine » à l’hôpital d’Aix les Bains :

Évoqua la diversification de son service notamment en « oncologie » (soins en cancérologie) depuis 1983 : traitements chimiothérapiques de haute qualité, soins palliatifs…

Cette petite structure a permis la prise en charge « relais » du service Hospitalier de Chambéry et de la clinique Herbert et constitue une excellent « vase d’expansion » pour ceux-ci. Il évoque alors la nécessité, en cas de fermeture de l’hôpital, de  préparer au moins deux à l’avance les « nouveaux lits » et la nécessité de créer une maternité de type CPPR .


Après ce tour de table, dont une partie fut inspirée par les questions du public, Thomas LANIER  a permis à la salle de s’exprimer à travers questions et remarques dont l’essentiel a tournée autour du devenir de la maternité.

 

Notamment, furent évoqués :

 

- le devenir des urgences :    le Dr VITTOZ, ainsi que le directeur de l’hôpital de Chambéry exprimèrent  la nécessité de la persistance d’un service d’urgence sur le secteur ; service intégré dans le dispositif d’aide médicale d’urgence (SMUR) en collaboration avec les médecins de garde ; service devant aussi être amené à évoluer vers un service de « premier recours » comme l’avait évoqué précédemment le Dr VITTOZ.

- Les difficultés de prise en charge des malades relevant de la psychiatrie et des centres médico-psychologiques (CMP). On retrouve encore ici la problématique du manque de spécialiste avec une attirance des médecins pour l’exercice libéral. Là encore, l’hôpital doit jouer un rôle en collaboration avec les structures centralisées à Bassens.

- l’accueil futur des malades ALZHEIMER dans des structures adaptées, pour lequel l’Hôpital a déjà mis en place des services adaptés (accueil de jour) mais qui devront y être développés notamment en termes de structures performantes, mais aussi des services d’aide à domicile.

- la non compréhension, par le personnel de la maternité, à l’idée de voir fermer un service dont la qualité et le professionnalisme ont été maintes fois rappelés, notamment en terme de suivi des nouveau-nés.

- l’incontournable problème de la diminution des médecins anesthésistes, obstétriciens rendant nécessaire un regroupement des structures pour le maintien d’une maternité sur le secteur d’Aix (selon l’avis de certains experts)

 

 

A la suite de ces échanges entre la salle et les experts, le journaliste a souhaité faire s’exprimer ces derniers sur les perspectives futures et les scénarios, voir les solutions possibles pour l’hôpital. Devant le manque de « visibilité » actuelle aucun de ceux –ci n’a souhaité se prêter au jeu des pronostics.

 

La fin de la soirée étant arrivée au grand dam de ceux qui n’avaient pu s’exprimer, Mr LANIER donna la parole à monsieur Dominique DORD, Député-Maire d’Aix les Bains :

 

Après avoir fait un rapide résumé des échanges et promis de renouveler ces rencontres, Monsieur DORD n’a pu que constater le caractère « incontournable » de la problématique financière de l’hôpital (que la ville ne pourrait « subventionner » éternellement), de même que la situation de la démographie médicale

Il a alors évoqué la nécessité, selon lui absolue, de ne pas rester les bras croisée devant cette situation et dés à présent de préparer des propositions  afin de garder l’Hôpital d’ Aix les Bains, et le maintien d’une maternité sur le bassin Aixois

Après avoir écarté la solution d’une maternité CPPR, car non souhaitée, il a évoqué l’idée d’une demande de subvention gouvernementale pour permettre la mise en place d’une structure adaptée sur le site de la future clinique, structure répondant à la qualité et la sécurité des soins, mais aussi permettant d’attirer les futurs médecins par la diversité et la qualité des services. Il a promis de s’attacher dés à présent à cette démarche.

 

 

Commentaire personnel de l’auteur :

Quelle sera la position du Maire en absence de subvention public, hypothèse plus que probable ?

- favorisera t’il la mise en place d’une maternité privé grâce aux fonds privés du « groupe Générale de santé »

- s’orientera t’il vers une maternité de type public type CPPR ?

 

Par Pascal Thévenot - Publié dans : Santé
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Dimanche 15 juin 2008 7 15 /06 /2008 20:22

Lors de la réunion publique sur la santé qui se déroulera à Aix-les-Bains le 30 juin beaucoup de questions peuvent être abordées.

 

Vous connaissez mon intérêt pour les nouvelles technologies et vous ne serez donc pas étonnés si je vous parle de politique de télésanté. Il ne s'agit pas d'un gadget quand on sait que près de neuf personnes de plus de 65 ans interrogées sur 10 désirent vieillir à leur domicile et une majorité d'entre elles se disent prêtes à s'initier et à utiliser les nouvelles technologies pour éviter la maison de retraite. Les progrès à sont importants dans ce domaine : système d'alerte de la famille ou du médecin en cas de chute grâce à un détecteur de mouvement, surveillance à distance de la pression sanguine et du rythme cardiaque grâce à un moniteur sans fil ou encore dispositifs d'aide à la médicamentation à domicile.

 

Ces nouvelles technologies ont bien évidemment un coût important. Cependant le cabinet de conseil Deloitte vient de publier une étude démontrant que ces technologies permettraient de réaliser d'importantes économies. Elle a étudié un système qui consiste en une connexion électronique entre le patient à son domicile et son médecin dans le cadre d'un suivi post-hospitalier et pour les personnes atteintes de maladies chroniques. Les informations médicales concernant le patient (température, rythme cardiaque, taux de glucose …) sont recueillies par un système de monitoring sans fil qui transmet l'information via Internet. Au niveau du système de santé américain, cette technologie permettrait une économie de 400 milliards de dollars par an.

 

L’évolution démographique dans les pays avancés, la pénurie de personnels soignants et la réorganisation du schéma d’organisation sanitaire rendent indispensable et pressante l’élaboration de scénarii de gestion de crise.

Contributive à la qualité des soins, à la lutte contre la non-qualité, à la rationalisation des dépenses de santé, au développement économique, à l’aménagement du territoire ou au développement durable, la télésanté est l’une des réponses évidentes.

Pour les bénéficiaires du système de soin, les services de télésanté apportent un confort accru, une possibilité de prise en charge à leur domicile et une meilleure qualité de prestations associée à une coordination renforcée des intervenants sanitaires et sociaux.

Pour les professionnels de santé elle est synonyme de coopérations facilitées, d’accès optimisé à l’information de référence, de meilleure coordination dans le suivi du parcours du patient, de moindres déplacements ou de formation médicale continue personnalisée.

Par Raynald VIAL - Publié dans : Santé
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Lundi 2 juin 2008 1 02 /06 /2008 20:30
Conformément aux engagements pris lors de la campagne des élections municipales de mars 2008, les premières rencontres aixoises de la santé se tiendront le 30 juin de 18h30 à 21h au Centre des Congrès. L'équipe "une ville d'avance" avait en effet promis d'organiser des Assises de la santé avant la fin 2008 pour que les professionnels de la santé puissent débattre avec les Aixois de l'indispensable sécurisation sanitaire dont a besoin notre territoire.

L'ensemble des informations est disponible sur le site de la Ville d'Aix les Bains :


Ces premières rencontres, ouvertes à tous, permettront de dresser un état des lieux de l'offre de santé et des besoins exprimés par la population de région aixoise.

A Aix Élan, nous soutenons cette démarche car nous pensons qu'il est nécessaire de prendre en compte les besoins de santé locaux, de responsabiliser les acteurs et les associer aux décisions et à la gestion.

Rappelons qu'Aix Élan n'a pas attendu ces rencontres pour aborder le sujet important de l'offre sanitaire :


Par Aix Élan - Publié dans : Santé
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Mardi 25 mars 2008 2 25 /03 /2008 15:58

La France, comme toute l'Europe, vieillit. Dans 30 ans, un Français sur trois aura 60 ans et plus contre 1 sur 5 aujourd'hui. On vieillit davantage et plus vite dans les villes moyennes que dans les grandes villes que l'on quitte souvent au moment de la retraite. Le vieillissement est donc le premier enjeu des villes moyennes et des communes rurales qui les entourent. Vieillir, c'est aussi augmenter sa consommation de santé et l'offre de soins est très dispersée, mal répartie et gérée par une multitude d'acteurs.

 
L
Photo.jpg 'enjeu important est de savoir si dans la commune, nous disposons de suffisamment de médecins, de suffisamment de mains pour prendre charge une population dont les besoins seront de plus en plus importants vu que c'est une population qui vieillit. La question des recompositions hospitalières doit faire partie de la préoccupation des élus. Le débat est malheureusement trop souvent centré sur l'aspect quantitatif. Ce qu'il faut comprendre, c'est comment un équipement hospitalier peut répondre aux besoins de la population.

 

La première piste d'action, c'est de participer à l'organisation de la coopération entre les établissements même avec des communes voisines quand c'est possible.

 

La deuxième piste, c'est un rôle dans la coordination des différents secteurs intervenant dans la santé, médico-social, social et sanitaire donc, donner accès par une meilleure lisibilité, par une meilleure coordination des professionnels et là l'échelle territoriale est tout à fait importante pour organiser ce large espace qu’est la santé qui ne se réduit ni à l'offre sanitaire, ni à l'offre des médecins, ni à celle des hôpitaux. Là, les villes ont un rôle à jouer dans le décloisonnement des différentes structures qui existent et qui travaillent sur leur territoire.

 

La troisième piste, c'est la participation beaucoup plus active des élus aux différents espaces de concertation que ce soit du côté de la politique de l'organisation des soins mais aussi à l'échelle du département avec les schémas départementaux d'organisation des services sociaux ou là aussi ces outils ouvrent à la concertation territoriale pour pouvoir mettre les ressources sont là où elles sont le plus nécessaire sur le territoire.

Par Raynald VIAL - Publié dans : Santé
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Mardi 22 janvier 2008 2 22 /01 /2008 08:19

Deux  articles récents du Dauphiné Libéré ont attiré l’attention des lecteurs sur la situation de l’Hôpital d’Aix les Bains et plus particulièrement sa maternité.

Même si l’avenir de cette dernière semble assuré pour deux ans, l’avenir de celle-ci reste hypothétique. En effet, la pérennité de celle-ci peut être remise en question, dans le cadre de la politique de santé du gouvernement.

Il faut rappeler que Madame BACHELOT, interviewée en décembre, sur l’antenne de Public Santé, a affirmé qu’elle ne fermerait pas d’hôpitaux mais voulait les restructurer en développant notamment les partenariats public-privé dans le cadre de la réforme de la carte hospitalière 2008, refonte soutenue par le Président.

Pour mieux comprendre les enjeux, il faut avoir connaissance des éléments intervenant dans ces décisions :

Pour des raisons de qualité et surtout de sécurité sanitaire une maternité nécessite une structure technique adaptée comprenant du personnel de santé et un plateau technique.

Il comprend  l’ensemble du personnel et les structures nécessaires à l’accouchement des futures mères et aux soins des nouveaux nés mais aussi une équipe médicale et un bloc opératoire performant nécessaires à des interventions comme les césariennes. Ce sont des équipements  « lourds » en gestion financière et surtout humaine, car nécessitant une présence permanente de personnel compétent (chirurgien, anesthésistes réanimateurs, infirmières, pédiatres, puéricultrices, personnels de bloc, aides soignantes…) 

Dans le cadre d’une structure hospitalière comportant de nombreux services notamment chirurgicaux le « coût financier et humain » peut être partagé entre les services, mais l’hôpital d’Aix Les Bains ne comporte pas de services chirurgicaux hormis Gynéco Obstétrique. 

Aussi longtemps que le nombre des naissances restait élevé, la pérennité de la maternité ne pouvait être remis en cause, mais ce n’est plus le cas comme le fait remarquer l’article du Dauphiné. 

Le gouvernement, par l’intermédiaire de l’A.R.H (agence régionale d’hospitalisation),  pour des raisons économiques et sécuritaires, peut donc décider d’une « délocalisation » des lits de maternité vers la maternité publique (Chambéry) ou les cliniques privées. 

Ceci est d’autant plus envisageable que l’accessibilité de ces services n’est pas problématique comme dans les zones de montagne ou les régions peu desservies. 

Cette décision ne dépend donc  pas du conseil municipal. Cependant le maire qui est « de facto » président du conseil administratif de l’hôpital peut influencer sur l’avis de l’A.R.H. 

Cependant cela ne doit pas être au détriment de la sécurité. 

Que pourrait alors  envisager le conseil municipal en cas de décision défavorable ? 

L’action du conseil devrait être double :

  • sauvegarder les emplois pour la ville d’Aix les Bains
  • éviter aux familles des déplacements supplémentaires pour des structures qu’elles connaissent moins bien, parfois plus impersonnelles.

Une solution intermédiaire existe et a déjà fait ses preuves : la maternité CPPR (Centre périnatal de Proximité) 

Ce type de maternité permet de maintenir dans l’hôpital le suivi et la préparation à l’accouchement des futures mamans jusqu’à l’accouchement qui s’effectue alors dans une structure sécurisée (hôpital ou clinique). 

Après l’accouchement la mère et l’enfant retournent à la maternité pour le suivi du post-partum (l’après accouchement) et la prise en charge du nouveau né. 

Ces maternités maintiennent à leur poste une grande partie du personnel médicale et surtout apportent à la nouvelle famille proximité et convivialité. 

Une solution qui évite le drame de la fermeture de ces petites maternités qui représentent un lieu très affectif pour toutes les familles.

Par Aix Élan - Publié dans : Santé
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